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 Forever... Until tomorrow. } Zephyr-Lou

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MessageSujet: Forever... Until tomorrow. } Zephyr-Lou   Lun 20 Déc - 7:30


© flash delirium
because a girl like you is impossible to find.
lou & nate


    Il faisait chaud. Bien trop chaud. J'avais beau me tourner, me retourner, ouvrir les fenêtres, repousser ma couette, l'atmosphère moite de ma chambre ne faiblissait pas. Les chiffres verts de mon radio-réveil ne manquèrent pas d'attirer mon attention. 5 heures et 42 minutes. J'étouffai une sorte de grognement dans mon oreiller, profondément frustré. Existerait-il une nuit pendant laquelle je pourrais dormir tranquillement, sans interruption? Une nuit, une seule, était-ce trop demander? Je restai allongé quelques minutes encore, jusqu'à ce que les lueurs de l'aube strient l'obscurité du ciel. Ça ne servait à rien que je reste dans cette chambre, à ressasser des souvenirs qui, il y a à peine un an, faisaient encore partie de mon quotidien. Ils m'appartenaient, et je les avais laissés filer, rattraper le temps qui m'avait semé depuis une éternité. Je me levai donc, et contournant le tas formé par mes draps roulés en boule sur le sol, je me dirigeai vers ma salle de bain. Mon regard fut un instant seulement saisi par mon reflet dans la glace. Je m'appuyai sur le lavabo, et étudiai ce visage qui me semblait quelque peu irréel. En apparence, tout semblait aller pour le mieux, mis à part les cernes prononcés encerclant mes yeux clairs et mon teint pâle. Je paraissais normal, mais à l'intérieur, j'étais à ramasser à la petite cuillère. Et cela; depuis cette fameuse nuit.

    Flashback;


    « Les passagers du vol AFR 5667 à destination de Paris Charles-de-Gaulle sont priés d'embarquer... »

    C'était fini. Adieu Montréal. Je ne reviendrais pas cette fois, c'était certain. J'en serais incapable, tout comme j'étais incapable de quitter cet endroit. Lou. Un seul mot, trois petites lettres. Un seul prénom, une seule personne, qui, à elle seule pourrait me retenir. Mais c'était également à cause d'elle, pour elle que je partais. J'avais déjà semé assez de problèmes derrière moi pour en créer davantage. Il fallait que je m'éloigne, c'était la meilleure solution, tant pour elle que pour moi. Elle m'en voudrait c'était sûr, mais elle finirait par m'oublier. J'avançai d'un pas rapide vers la porte d'embarquement, en essuyant du revers de mon poignet les quelques larmes que j'avais malencontreusement laissées couler.

    Flashback off;


    Alors voilà, j'étais revenu. Après une longue année d'absence, pendant laquelle je m'étais juré de ne jamais remettre les pieds à Montréal, je refoulais la terre qui m'avait vu naître et qui avait été témoin de nombreux évènements marquants de ma courte existence. Nostalgie. Sentiment provoqué suite au manque d'une certaine époque que l'on a vécue et que l'on a apprécié vivre. Dans mon cas, c'était à cause du manque d'une certaine personne. Zephyr. Oui. C'était pathétique n'est-ce-pas? Elle me haïssait maintenant, elle devait avoir trouvé de nouveaux amis, peut-être plus si affinités, sachant que lorsque je l'avais laissée elle opérait un certain charme auprès de la gent masculine. Cependant, au fond de moi, je m'accrochais à cette miette d'espoir, cette minuscule flamme qui me soufflait qu'elle ne m'avait peut-être pas encore banni de sa vie, et que tout pourrait redevenir comme avant. C'était impossible, je le savais, pourtant la nature humaine est ainsi faite, toujours à se remplir l'esprit d'illusions et de rêves éphémères. Et j'étais loin de représenter une exception.

    En essayant de faire le moins de bruit possible, j'enfilai un jean, et une veste par-dessus un tee-shirt à l'effigie des Beatles. Je sortis, ignorant la légère morsure que le fraicheur matinale exerçait sur ma peau, et sans pour autant savoir où j'allais. Je marchai, longtemps ou pas, je n'en sais rien. J'étais occupé à penser à elle. A sa façon un peu timide de sourire, à ses regards spéciaux qui n'étaient adressés qu'à moi. Tant de bonheurs que j'avais perdus. Il m'arrivait, très souvent, de regretter mon départ, et d'imaginer ce qui aurait pu arriver si j'étais resté. La plupart de mes scénarii se terminaient mal, je souffrais, ou elle souffrait, et cela me rassurait quand à mon choix.

    Le vent s'était fait plus froid, et je me rendis compte que j'étais arrivé au port. Il n'y avait presque personne, mis à part quelques hommes qui avançaient, pressés, comme si le temps leur était compté. Un homme me bouscula, et après avoir marmonné quelque chose qui ressemblait vaguement à des excuses, me détailla de haut en bas, se demandant sûrement ce qu'un jeune homme comme moi, cheveux en bataille et tee-shirt des Beatles, fabriquait dans un port à six heures du matin. Je devais être cinglé. Et qui sait, peut-être que c'était vrai, j'étais devenu fou. Ce qui expliquerait mon comportement ces derniers temps. Je jetai un coup d'œil, un seul, sur le paysage qui m'était offert à voir. C'était vraiment beau, un cadre idéal pour faire des photos. Des photos... Zephyr-Lou. Je ne savais même pas si sa carrière de photographe marchait bien. Je ne savais même pas si elle allait bien. Je restai un moment immobile, le regard perdu dans l'immensité de l'océan, lorsque j'eus l'impression de la voir. Je crus tout d'abord à une illusion, mais en m'approchant, je compris que cette personne qui lui ressemblait tant était bien réelle. Ce n'était pas possible, ça ne pouvait pas être elle. Je devais penser à elle si fort que je la voyais partout. Oui, c'était ça. Mais une part de moi refusait de se soumettre à cette conclusion, refusait de tourner les talons et de partir, et refusait d'effacer ce moment. Une part de moi était convaincue qu'il s'agissait de Zephyr-Lou Andrews, ma meilleure amie que j'avais lâchement abandonnée. « Lou? » murmurais-je lorsque je fus arrivé à sa hauteur. Exactement comme trois ans auparavant, quand elle m'appréciait encore et que je tenais encore mes promesses.

HJ: Désolé, c'est nul --' J'me rattraperais au prochain.
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MessageSujet: Re: Forever... Until tomorrow. } Zephyr-Lou   Lun 20 Déc - 10:48


it's you, or I'm dreaming ?
image © sour yesterday


Non. Décidemment, je n'arrivais pas à dormir. L'heure qui était affichée toujours la même depuis une éternité. Les nuits comme celles ci se répétaient depuis qu'il était parti. Cela me fatiguait, mais je ne pouvais rien y faire. C'était la preuve que j'avais besoin de lui, et ce, plus que tout au monde. N'ayant plus de contact avec lui depuis son départ, l'année dernière, je m'accrochais qu'à l'infime espoir qui me restait. Celui qu'il tienne encore sa promesse, bien qu'il me l'avait faite lors de son premier départ. Je pensais à lui chaque jour, chaque minute presque, inconsciemment, espérant que cela le fasse revenir un jour. Rejetant au bout de mon lit ma couette, je me levai et attrapai au passage un jean et un grand tee shirt gris imprimé, un que Nate m'avait laissé. Enfilant une veste, puis mes converses, je partis sur la pointe des pieds, refermant la porte de ma chambre au passage. Ce n'était pas la première fois que je partais prendre l'air à l'aube, mais cela avait toujours l'effet de surprendre mon père. Ou alors il prenait cet air surpris juste pour me charrier.

L'air frais me saisit alors que je sortais, mais qu'importe. J'espérais que cette sortie me fasse oublier un peu tout ça, bien que je concevais que cela allait être difficile. L'espoir fait vivre, non ? Les souvenirs aussi, en fait. C'était sûrement ce qui me tenait à la vie. Avec l'espoir qu'il revienne un jour. Je ne pouvais que m'accrocher à nos souvenirs, pour continuer de vivre. Je m'efforçais de penser que si j'avais su la raison de son départ, cela se serait passé autrement. Il avait décidé de garder une part de mystère, mais finalement, c'est bien ce qui me faisait le plus mal. Je n'arrêtais pas de me dire que j'avais fait quelque chose de mal, et je m'en voulais pour ça. Je m'en voulais d'avoir causer son départ, si c'était bien de ma faute. Arpentant les rues, pour finalement arriver quelques minutes plus tard au port, je me rappelais de chacune des conversations, des moments que l'on avait passé ici. Les personnes présentes me regardaient d'un drôle d'air. Et bien quoi ? Ils n'avaient jamais vu une fille de vingt ans marcher sur les routes du port, à bientôt 6 heures du matin ? Quoique tout bien réfléchi, leurs regards étaient légitimes. Arrivant tout au bout du dernier ponton, je restai debout, les mains dans les poches. Mes pensées allaient de Nate, à... mon père. Qui allait m'engueuler quand je rentrerais, parce qu'il aurait eu peur, mais qui me dirait qu'au final, ça m'a changé les idées. Je commençais à le connaître par coeur.

« Lou? » Etant installée dans une bulle depuis maintenant quelques minutes, je crus d'abord à une illusion. Un murmure, qui avait chuchoté mon prénom près de mon oreille. Je pensais à une illusion, un jeu de mon esprit, et pourtant, je sentais une présence derrière moi. Restant un instant interdite, je me retournai ensuite, pour me retrouver face à ce que je croyais être un mirage. Le visage de Nate m'apparaissait clairement, légèrement à contre jour, le jour se levant derrière lui. Non, ce n'était pas possible. C'était un jeu, un tour que me jouait mon esprit. Pourtant, une voix au fond de moi me chuchotait que cette fois ci, c'était bien réel. Il était de retour. Mon coeur rata un battement, et ma vue se troubla à cause des larmes qui me montaient aux yeux. Cependant, je le voyais encore, éclairé par les légers rayons de soleil qui perçaient l'horizon. « Nate... ? C'est toi ? Dis moi que je ne rêve pas, je t'en supplie. » murmurais-je alors que je franchissais l'espace qui nous séparait pour le serrer contre moi, prouvant qu'il était bien là. De retour.

[ N'importe quoi, genre c'est nul ♥ ]
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MessageSujet: Re: Forever... Until tomorrow. } Zephyr-Lou   Mer 22 Déc - 9:43


© flash delirium
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lou & nate



    Si quelqu'un m'avait dit un jour que je reverrai Zephyr en me rendant au port de Montréal à six heures du matin, je ne l'aurais jamais cru. Si cette personne avait précisé qu'elle me sauterait au cou en me demandant si elle ne rêvait pas, je lui aurais carrément ri au nez. Et portant, voilà, elle était là, dans mes bras. Elle n'avait hésité qu'une seule seconde, le temps de me reconnaître, sans doute, et durant cette seconde, tout un tas d'émotions différentes avaient traversé mon esprit. Joie, peur, doute, peine, qui ont défilé à l'infini jusqu'à ce qu'elle franchisse la distance qui nous séparait et qu'elle se jette dans mes bras. Je l'ai serrée contre moi le plus fort possible, comme si j'allais la perdre si jamais je la laissais. Comme si elle était la seule chose qui me rattachais à la réalité.

    Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés ainsi, enlacés, j'avais complètement perdu la notion du temps, et à vrai dire, je m'en fichais pas mal. Elle était là, elle était réelle, elle était contre moi. Mais à présent, après avoir senti son corps, je voulais voir son visage. Il m'avait tant manqué, et j'avais peur de ne pas le reconnaître, d'avoir gâché tous ses beaux sourires et ses yeux rieurs à jamais. C'est pourquoi je m'écartai un peu, sans la quitter du regard. Je repoussai doucement du bout du pouce les quelques larmes qui suivaient des lignes imaginaires le long de sa joue, et je murmurai enfin : « Non, tu ne rêves pas, Lou, je suis là, je suis revenu. » Mais peut-être que c'était vraiment un rêve. Peut-être que j'avais fini par me rendormir, et que tout cela n'était que le fruit de mon imagination. Pourtant, maintenant que je l'avais touchée, je ne pouvais me résoudre à cette conclusion. Son parfum, ses cheveux, sa voix, tout ça ne pouvait qu'être vrai. J'espérais que ce soit vrai. « Ou alors, c'est que nous faisons le même rêve. » finis-je par dire, à contrecœur et pas totalement convaincu.

    Nous étions déjà venus ici, tous les deux, très souvent. Il fallait dire que nous étions du genre à aimer les endroits insolites à des heures encore moins communes pour des rendez-vous. Si seulement je pouvais revenir en arrière, redevenir ce petit garçon de dix ans qui par sa seule sincérité et son amitié avait su la conquérir, puis l'aimer... Avec des 'si' on refait le monde, dit-on. C'est exactement ce que j'avais envie de faire à ce moment là. Refaire le monde. Notre monde, à nous tous seuls. Au bout de quelques minutes, je l'entrainai vers un banc que j'avais cherché et des yeux. Je ne pus m'empêcher de l'observer encore, à la dérobée, pour constater qu'elle n'avait pas beaucoup changé, depuis la dernière fois. Mes yeux descendirent sur son buste... et j'éclatai soudainement de rire. « C'est... c'est mon tee-shirt? Tu l'as gardé? » En effet, son haut m'avait interpellé, étant bien trop large pour elle. Je n'avais jamais compris pourquoi elle raffolait tant de mes vêtements, mais je finissais toujours par lui laisser quelques uns de mes tee-shirt et mes sweats. Fermant les yeux un instant, j'offris mon visage au soleil, profitant de ce moment que je passais auprès d'elle, et qui avec un peu de chance, ne serait pas le dernier...

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MessageSujet: Re: Forever... Until tomorrow. } Zephyr-Lou   Jeu 23 Déc - 4:51


it's you, or I'm dreaming ?
image © sour yesterday


Un sourire vint s’afficher sur mon visage, lorsque je sentis ses pouces essuyer doucement les quelques larmes qui filaient le long de mes joues. Il venait de toucher ce que représentait concrètement le bonheur que j’avais de le retrouver. Des larmes de joie, de bonheur. Oui, c’était ça. « Alors je veux rester dans ce rêve, seulement avec toi… » Bien que cela n’en était pas un, je ne voulais quitter ce monde qui était redevenu le nôtre dès l’instant où je m’étais blottie contre lui. A lui seul, il constituait un monde ; le seul et l’unique auquel j’avais envie d’appartenir. On s’était créé celui-ci et je ne voulais revivre la même souffrance qui m’avait atteinte lorsque ce monde s’était enfui avec lui. Je voulais y rester prisonnière à tout jamais, car dans le monde extérieur, ma vie ne rimait plus à rien sans lui. Et l’état dans lequel j’avais erré en l’attendant en était bien la preuve. J’avais essayé de garder en vie une petite partie de notre monde grâce à nos souvenirs et au seul espoir qui me restait. Et je m’y étais accrochée désespérément, telle ma dernière chance de survie. Tel un dernier souffle que je gardais précieusement. Ce monde était à nouveau nôtre, et je ne pouvais exprimer le bonheur qui émanait de moi alors que je me trouvais à ses côtés. Je m’efforçais de croire que nous ne faisions pas le même rêve, et que cela était bien réel. Je voulais bien que mon esprit me joue des tours, me fasse croire à des hallucinations, mes pensées étant toujours dirigées vers lui, mais de cette manière là, cela ne pouvait pas être qu’un simple rêve. Je sentais son corps collé au mien, sa voix, le parfum unique qu’il dégageait. Oui, il était bel et bien de retour.

Le suivant sagement au banc situé derrière nous, une fois posés sur celui-ci, on s’observa en silence. Les silences pouvaient en dire beaucoup. Et celui-ci était apaisant. Qui mesurait combien sa personne m’avait manqué, grâce à l’intensité de mon regard posé sur lui. Un sourire amusé éclaira mon visage alors qu’il éclata de rire. Un rire si précieux que je gardais en tête, et que je voulais réécouter encore et encore. Cela parut le surprendre que j’ai encore des affaires à lui. De toute évidence, cela n’étonnait que lui. Quelles raisons aurais-je pu avoir de ne pas les garder ? L’importance de son absence, et les puissants souvenirs qui restaient gravés dans ce qui semblait être de simples vêtements ? Peut être, mais pour moi, cela signifiait la seule chose qui me liait et me ramenait encore à lui. Mon rire se joignait au sien, comme souvent autrefois. « J’ai tout gardé Nate… Et j’aurais hésité sur lequel mettre si j’avais su que je te croiserais à 6h du matin au port de Montréal ! » Et un nouvel éclat de rire se fit entendre.

Son visage était à présent entouré des faibles rayons du soleil qui perçaient l’horizon et ses yeux s’étaient fermés. C’est avec douceur que j’approchais ma main de sa joue, pour venir s’y poser doucement. Juste pour me rappeler encore une énième fois de son être, de tout ce qui le constituait, lui tout entier. Une personne si chère à mon cœur, qui savait tout de moi. Mes défauts, mes secrets, mes pensées, mon passé… tout. Quelqu’un en qui j’avais donné ma confiance, et quelqu'un dont je ne doutais pas. Une personne qui m’avait tenue en vie, toujours soutenue, avec des sentiments les plus sincères qui soient. Je ne savais quels étaient les siens à l’instant présent, mais le vide qui s’était créé en moi lors de son départ me faisait douter de la nature des miens. Je pensais secrètement que ceux-ci étaient passés au stade au dessus des sentiments d’amitiés. Mais pour ne rien gâcher, pour l’instant, je me gardais de dévoiler ces pensées secrètes. Je goutais encore et toujours au bonheur des retrouvailles, bien que l’attente ait été longue. Le moment n’était pas encore aux explications, pour l’instant je savourais sa présence à mes côtés, qui, je l’espérais allait devenir quasi quotidienne. « Depuis quand es-tu revenu à Montréal ? »
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MessageSujet: Re: Forever... Until tomorrow. } Zephyr-Lou   Dim 26 Déc - 5:54


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    « Alors je veux rester dans ce rêve, seulement avec toi… » avait-elle murmuré. Je voulais répondre tant de choses, lui dire tout ce que je n'avais jamais eu l'occasion de lui dire. Que j'étais désolé, je regrettais sincèrement mon départ, mais que je me sentais incapable de rester auprès d'elle, de soutenir son regard, de lui rendre ses sourires sans désirer une chose qu'elle ne m'offrirait jamais. Et je me sentais coupable de lui cacher le fait que je voulais plus qu'une simple amitié. Je voulais lui parler de mon père, de combien elle m'avait manqué. Lui raconter ce que j'avais fait à Paris pendant cette dernière année – absolument rien donc, à part chercher une fille qui serait assez à la hauteur pour me faire oublier Zephyr, et passer tout mon temps à les comparer à elle, histoire de leur trouver des tas de défauts inimaginables, mais qui me donneraient une bonne raison de les larguer. La vérité était que si je ne restais jamais longtemps avec une de ces filles, c'était justement parce qu'elles n'étaient à mes yeux que des filles quelconques. Elles n'étaient pas Lou. Je voulais lui dire tout cela, mais je me suis tu, me contentant de sourire à sa remarque. J'avais été idiot de croire qu'elle pourrait m'en vouloir. Je la connaissais pourtant, et jamais elle n'avait été en colère après moi, vraiment en colère. Jamais elle n'avait élevé la voix, jamais elle ne m'avait rien reproché de grave, jamais elle ne m'avait tourné le dos. Qu'est-ce qui m'avait persuadé que cette fois-ci, elle me laisserait tomber, m'oublierait, m'effacerait tout simplement de son histoire? Je ne savais pas moi-même, et je ne tenais pas tant que ça à le savoir. Je ne voulais pas gâcher ce moment, notre moment. J'étais de retour, et je sus à cet instant précis que rien n'y personne ne réussirait à m'éloigner d'elle encore une fois.

    Elle me suivit sans protester lorsque je l'entraînai vers un banc. Je l'observais calmement, et elle faisait de même. Certains auraient trouvé ce silence pesant, mais c'était ça qui était particulier entre nous; aucun mot ne franchissait la barrière que constituaient nos lèvres et pourtant, nous étions en train de tenir une conversation. Un silence veut dire plus de choses qu'un discours entier, et il n'y a rien de plus vrai. J'éclatai de rire en voyant qu'elle avait gardé et mis un de mes tee-shirts. Elle eut un sourire amusé. Visiblement, elle ne devait pas comprendre pourquoi ça m'étonnait autant qu'elle ait gardé mes affaires. Pourtant, c'était simple. Dans les films, les femmes se débarrassent toujours des affaires leur rappelant la personne qui les ont déçues. Elles les brûlent, les jettent par la fenêtre, les déchirent, n'importe quoi, mais elles s'en débarrassent, pour de bon et pour toujours. Mais depuis le temps que je la connaissais, j'aurais du me rendre à l'évidence que Zephyr-Lou n'était pas comme toutes les autres femmes qu'on voit à la télé ou que l'on croise dans la rue. Elle était unique, et elle se comportait comme telle. « J’ai tout gardé Nate… Et j’aurais hésité sur lequel mettre si j’avais su que je te croiserais à 6h du matin au port de Montréal ! » Elle éclata de rire à son tour. Que j'aimais son rire... Il suffisait à lui seul à égayer toute une journée. Et je me rendis enfin compte de l'absurdité de la situation. J'étais dans un port, à Montréal, à rire avec une fille qui était censée me détester... « Je peux te poser une question ? » Sans attendre sa réponse, et fixant quelques secondes un point derrière elle, avant de la regarder bien en face, je repris. « Pourquoi est-ce que tu... ne m'en veux pas? Je veux dire, n'importe qui d'autre m'aurait banni de sa vie. Pourquoi pas toi? » Voilà c'était dit. Et à peine la question posée, j'eus peur de connaître la réponse.

    Je me détournai, offrant mon visage au soleil, lorsque je sentis sa paume se poser sur ma joue, doucement, et j'eus un très léger frisson à ce contact. J'ouvris les yeux et lui souris. Elle semblait pensive, et j'essayai de deviner ce qui pouvait occuper ainsi ses pensées, comme je le faisais autrefois, mais cette fois-ci, je n'avais pas envie de le savoir. Je craignais qu'elle ne me demande des explications que je ne pourrais jamais lui fournir. Finalement, elle me demanda depuis quand j'étais revenu à Montréal. Question apparemment innocente, mais tout le monde sait qu'un moment de calme cache souvent une tempête... De plus, ce « depuis quand es-tu revenu à Montréal? » sonnait à mes oreilles comme une sorte de reproche, et je ne savais même pas pourquoi. « Pas longtemps. » finis-je par marmonner, sans prendre la peine de m'assurer qu'elle ait entendu.
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MessageSujet: Re: Forever... Until tomorrow. } Zephyr-Lou   Mar 28 Déc - 10:25


it's you, or I'm dreaming ?
image © sour yesterday


Comme quoi, le hasard fait bien les choses. Ou alors c'est le destin ? Peut être, mais en tout cas, ce que je sais, c'est que j'ai retrouvé Nathaniel sur le port de Montréal. Pour l'instant, rien de très étrange. Sauf qu'il est 6 heures du matin. Est ce le destin qui avait fabriqué des raisons pour que nous nous trouvions là ? Encore une fois, je n'avais pas de réponses à donner, mais je l'avais retrouvé. Et le bonheur des retrouvailles passait bien au dessus la volonté d'avoir des explications. Ce moment était le même que celui en 2007, lorsque Nate était revenu. Les mêmes émotions qui se dégageaient. La joie, les sourires qui s'esquissaient sur nos visages en témoignaient. Le sentiment de renaître. Parce que je m'étais rendue compte que son absence était plus que pesante, alors que sa présence me faisait le plus grand bien. Comment interpréter cela ? Quelque chose me disait qu'au fond de moi je connaissais la réponse, mais je ne voulais m'y résoudre. Il avait toujours été là, et l'est encore. Depuis le début, depuis ce jour dans ce parc, c'était le seul à tout connaître de moi. C'était comme si je lui avais donné ma vie. Je lui avais confié, et il me la rendait heureuse. Je ne savais ce qu'il faisait pour égayer ma vie à un tel point que son départ m'avait détruite. Lorsqu'il était parti, il avait emporté mon âme avec lui, et m'avait laissée, vide, délaissée de toute envie de vivre. Personne d'autre ne m'avait comprise comme lui le faisait, et continue de le faire. Alors son retour était vraiment un soulagement. Il constituait une sorte de repère, d'ancrage dans le monde dans lequel j'essayais d'évoluer, depuis le décès de ma mère.

« Je peux te poser une question ? » Il n'attendit pas ma réponse, j'étais persuadée qu'il la savait, de toute façon. J'hochai la tête imperceptiblement, et il continua. « Pourquoi est-ce que tu... ne m'en veux pas? Je veux dire, n'importe qui d'autre m'aurait banni de sa vie. Pourquoi pas toi? » Sa question me surprit quelque peu, et je vis qu'il avait eu du mal à la poser. Mais sa question était légitime, après tout. Et puis, il n'y avait pas grand risques que je lui réponde quelque chose qui le blesse. Enfin, je l'espérais. Je réfléchissais un instant à ce que je pourrais lui répondre, sans lui dire directement que c'était parce que je ne pouvais vivre sans lui. Lui dire de façon moins directe était sûrement la façon la plus appropriée. Parce que finalement, j'étais persuadée qu'il savait que quelque chose avait changé. Pas négativement, mais j'avais la nette impression que nous ne voulions pas nous plier à cette idée. On avait sûrement peur de perdre une partie de notre amitié que nous avons bâtie depuis maintenant, 10 ans. En y repensant, cela faisait bizarre de se dire que cela faisait autant de temps. Mais cela prouvait la sincérité et l'authenticité de notre amitié. C'était comme ça que je le voyais, de mon côté. Parce qu'au fil des minutes que je passais à ses côtés, mes pensées se confirmaient. Des sentiments plus forts que l'amitié s'étaient créés, et je me rendais compte que j'avais peur de tout briser si je dévoilais quelque chose, si cela n'était pas réciproque. Les gens ont toujours l'impression que ce qu'ils ont construit est solide, du moins, le temps de construire cet édifice, ce monde. Sauf qu'au moment où tout s'écroulerait, ils découvriraient que c'était éphémère. Et parfois, comme en ce moment là, je voulais que ce monde reste éternité. Nate faisant partie de ce monde, c'était ce monde qui me tenait à la vie. « Parce que je ne savais pas les raisons qui t'ont poussé à partir. Je me disais que c'était de ma faute, alors je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même et je ne pouvais t'en vouloir. Et puis je m'accrochais à la promesse que tu m'avais faite, même si je ne savais pourquoi tu étais parti. »

Indirectement, cela supposait des explications, mais au fond, je me disais que si il ne m'en avait pas fait part, ce n'était pas forcément bien à entendre. Il marmonna qu'il était revenu il n'y a pas longtemps. Et je ne répondis rien, ne sachant pas comment interpréter sa réponse. En lui posant cette question, j'attendais juste de savoir si j'aurais pu le retrouver bien avant, et si on aurait pu se croiser sans le savoir. Mais apparemment, non. Cela me rassurait, d'un côté. Ne disant rien, ma main toujours posé sur sa joue, il m'avait sourit. Je l'observai, toujours dans ce silence qui pourrait paraître pesant à n'importe qui, mais pas pour nous. Dans ce silence apaisant, je le scrutais, je voyais qu'il n'avait pas changé. Il était le même que dans mes souvenirs, et pour mon plus grand bonheur. Je n'avais en aucun cas oublié combien son sourire pouvait faire apparaître le mien.
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MessageSujet: Re: Forever... Until tomorrow. } Zephyr-Lou   Sam 22 Jan - 8:59


© flash delirium
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lou & nate



L'amour, en fait, n'est qu'une arnaque. Un simple prétexte pour se faire du mal et pour faire du mal à la personne que l'on prétend aimer, une illusion que l'on persiste à croire alors que l'on sait parfaitement que ça ne marchera jamais. Et le fait que Lou me regarde de cette façon, comme un simple ami, espérant que cette fois-ci je resterais auprès d'elle, en tant que simple ami, ne faisait que confirmer cette conclusion. J'étais complètement perdu. Que devais-je faire, lui avouer que je l'aimais, au risque de la perdre, ou me taire, la regarder aimer quelqu'un d'autre et souffrir? Dit comme ça, la réponse était évidente, mais je ne voulais pas, absolument pas la perdre, ou perdre son amitié. Je m'étais déjà éloigné à deux reprises, dont une volontairement, et ça ne donnait rien d'autre que des nuits d'insomnie et un perpétuel manque qui bousillait toutes mes journées. Je n'aurais su dire si je me sentais bien en ce moment, à côté d'elle, mais ce qui était sûr, c'est que je me sentais mieux. Complet. Je lui avais posé une question de but en blanc, souhaitant savoir pourquoi elle ne m'en voulait pas. Tout aurait été plus simple si elle me détestait... Je n'aurais eu qu'à repartir, en sachant que je n'avais plus besoin de me battre pour un rêve impossible, plus jamais torturé par un éternel dilemme. Pourtant, j'appréhendais sa réponse. Je savais que, même si elle essayerait de ne pas me blesser par ses propos, tout ce qu'elle dirait ne ferait que me rappeler à quel point je lui avais fait du mal. « Parce que je ne savais pas les raisons qui t'ont poussé à partir. Je me disais que c'était de ma faute, alors je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même et je ne pouvais t'en vouloir. Et puis je m'accrochais à la promesse que tu m'avais faite, même si je ne savais pourquoi tu étais parti. » Comme je pouvais m'en douter, elle croyait que c'était sa faute. Jamais elle ne se serait rendue compte qu'au final, le problème dans cette histoire, ce n'était que moi. J'étais le seul de nous deux qui avait failli détruire dix ans d'une amitié authentique et sincère, j'étais le seul à ne pas vouloir me contenter de ce que j'avais déjà, et j'étais le seul qui essayait de résoudre ses problèmes en disparaissant au bout du monde. Je repoussai une de ses mèches brunes qui lui était tombée devant ses yeux, et fixai ses prunelles innocentes. « Non, ce n'est pas à cause de toi que je suis parti. S'il-te-plaît, ne crois pas ça. C'est moi que j'ai cherché à fuir en quittant Montréal, et personne d'autre.  »

Je savais qu'elle attendait des explications, mais je ne pouvais pas les lui donner sans tout gâcher. Et je ne voulais pas tout gâcher. Déjà que le fait qu'elle ne m'aie pas envoyé balader lorsqu'elle m'avait vu me semblait être un miracle, et j'étais conscient de la chance que j'avais qu'elle ne soit pas une fille rancunière. Parce que si les rôles avaient été inversés, si c'était elle qui m'avait abandonné à deux reprises, sans me donner d'explication, je pense que je ne me serais pas montré aussi conciliant à son retour. Non, il aurait été plus probable que je lui claque la porte au nez et ne lui pardonne qu'au bout de quelques semaines voire des mois, le temps de prendre du recul face à la situation. Elle me demanda depuis combien de temps j'étais revenu, et je n'avais rien trouvé de mieux à dire qu'un pauvre petit et pathétique « Pas longtemps. » . Elle ne répondit rien, ou alors c'est qu'elle n'avait pas entendu, parce que je l'avais marmonné, comme si je me parlais à moi-même.

Elle avait fini par poser sa main sur ma joue, rompant ainsi la barrière invisible que j'avais momentanément placée entre nous pour ne pas avoir à lui donner de justifications concernant mon départ, et un sourire illumina mon visage, en en faisant apparaître un semblable au mien sur les lèvres de Lou. Que son sourire m'avait manqué! Un petit geste, une simple esquisse, mais qui avait le don de tout me faire oublier. Absolument tout. Je ne pus m'empêcher de prendre sa main dans la mienne, et de commencer à jouer avec ses doigts, y entrelaçant les miens, presque inconsciemment, étant perdu dans mes pensées. Au fond, si j'étais parti, c'était parce que je n'étais qu'un lâche et que j'avais peur de voir la vérité en face. L'évidence m'avait regardé dans les yeux et je m'étais enfui, sans regarder tout ce que je laissais derrière moi. J'étais nul. J'étais idiot. Et je savais très bien que, même si Lou semblait m'avoir pardonné, il n'en serait pas de même pour ma famille ou pour mes amis. Je poussai un soupir, et, sans lâcher la main de Zephyr, je relevais à nouveau les yeux sur elle. « Alors, euh... Quoi de neuf depuis que je suis parti? Ta carrière de photographe? Et... tu as fait des rencontres? » Tentative bien maladroite et très peu subtile pour savoir si elle avait quelqu'un dans sa vie. Non, je ne voulais pas être ce quelqu'un, et paradoxalement c'était tout ce que je demandais... Mais j’espérais seulement qu'elle ait été heureuse durant mon absence, et qu'elle soit heureuse maintenant que j'étais revenu. Avec moi ou un autre homme, peu importe, du moment qu'elle gardait le sourire.
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MessageSujet: Re: Forever... Until tomorrow. } Zephyr-Lou   Sam 29 Jan - 11:47


it's you, or I'm dreaming ?
image © sour yesterday


L'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. Et pourtant, on continue à s'attacher à des personnes, tout en sachant qu'elles ont le pouvoir de nous quitter d'un instant à l'autre, sans nous ménager. C'est pourtant grâce à elles que les souvenirs se forment, des souvenirs si beaux qu'au final, ils peuvent devenir détestables, au moment où ces êtres avec qui ils sont crées nous quittent. On se sent nus, trahis et fragiles, nos barrières s'étant effondrées. Alors on ne peut que se réfugier dans nos rêves, des idéaux crées par notre imagination et nos désirs. Et là alors, le monde dans lequel nous évoluons n'est plus qu'une chose fragile pouvant se briser à tout moment. Et si cela vient à se produire, tout s'effondre. Cette fatalité n'apparait comme peu probable en présence de ces êtres, qui peuvent pourtant finir comme responsables de tout cela. Finalement, nous avons beau savoir tout ça, prendre ce risque là n'était rien comparé au bonheur que l'on pouvait acquérir en présence de ces personnes. Je me rappelais encore, et je m'en rappellerais toujours je crois, les soirs où sa présence me manquait vraiment. Parce que je n'avais pu me changer les idées, ou pour une toute autre raison. Mon lieu de refuge était le canapé du salon, dans ces moments là. Mon père me regardait. « Il te manque ? » Je hochai la tête, incapable de prononcer le moindre mot. Puis je m'effondrai dans ses bras, et lâchai quelques larmes, incapable de les retenir. Au cours du temps, je me demandais comment on pouvait tellement être attaché à une personne, au point de ne plus pouvoir vivre lorsque celle ci part. Et pourtant, je ne lui en voulais pas. Parce que comme je venais de lui dire, je ne savais pas la raison de son départ. Rien n'avait changé chez lui. Ses gestes, sa voix, son sourire. Je me rappelai de tout. « Non, ce n'est pas à cause de toi que je suis parti. S'il-te-plaît, ne crois pas ça. C'est moi que j'ai cherché à fuir en quittant Montréal, et personne d'autre. »

Sa réponse m'intriguait encore un peu plus à présent. Au moins, j'étais rassurée sur le fait que ce n'était pas à cause de moi qu'il était parti. Mais d'après lui, c'était lui qu'il fuyait ? J'avais beau réfléchir, je ne voyais pas les raisons de sa fuite. Mais, ne voulant pas pour l'instant gâcher cet instant de retrouvailles, je ne répondis rien. Je me contentai de le regarder, d'observer ce visage dont je ne me passerais jamais. Cet être qui m'avait tant manqué. Il enlaça ses doigts aux miens, et je m'empressai de serrer sa main dans ma sienne. Un contact qui m'avait manqué. Tout comme son sourire, sa personne. Je ne pouvais qu'apprécier ce moment, surtout qu'il était vraiment imprévu. Alors quand on disait que les choses arrivaient quand on s'y attendait le moins, c'était vraiment réel. Je ne m'attendais pas à le voir à 6 heures du matin, au port de Montréal. Et pourtant, il était bien là, un sourire aux coins des lèvres, sa main jouant avec mes doigts. Je replongeai mon regard dans le sien. Un regard qui avait le don de me faire oublier tout ce qu'il y avait autour. De me faire oublier les soucis quotidiens, les problèmes, si bien que j'en oubliais quelle date on était. « Alors, euh... Quoi de neuf depuis que je suis parti? Ta carrière de photographe? Et... tu as fait des rencontres? »

Je souris à ses questions. A la dernière, il hésitait, comme si il avait déjà peur de la réponse, et regrettait de l'avoir posée. A vrai dire, il n'avait pas raté grand chose. A son départ, mes émotions étaient comme amplifiées. Je m'étais renfermée sur moi même, ayant perdu ce qui me rattachait encore la vie. Celui qui faisait que j'avais envie de vivre, et de combattre quotidiennement les cauchemars, les soucis et la routine. Tout s'était écroulé d'un coup, et je n'avais pas tenu le choc. Mon père m'avait aidé, prenant un moment la place de Nate. Mais il avait toujours cru en la promesse que m'avait faite Nate. Alors quand je marmonnais que j'avais peur, qu'il ne revienne jamais, il était là, à me répéter encore et encore que si, il reviendrait. Alors je m'accrochais à tout ce qui me restait : l'espoir. Mon père était pour beaucoup, c'était grâce à lui que je n'avais pas abandonné, que j'avais cru encore à cet espoir, qui finalement, ne s'était jamais éteint en moi. Au fond de moi, j'y ai toujours cru. Mais la peur avait été plus forte, et mon esprit en avait été victime. « Alors, j'ai été engagée dans une agence de photographie, les gens sont super. Sinon, rien de spécial... Des amies de l'agence ont essayé de me faire rencontrer des gens mais hm... ça n'a jamais marché, je... j'étais jamais aussi bien qu'avec toi. » L'hésitation était là, mais pourtant c'était sorti. Je n'avais pas pu m'en empêcher. Je ne savais pas comment il allait interpréter ça, d'ailleurs moi même, j'étais trop dans le flou quant à ce que ça signifiait. Et je le pensais, réellement. Je ne pensais pas trouver quelqu'un d'autre que lui, avec qui je pouvais me sentir aussi comprise, et aussi bien. Je détournai légèrement mon regard, ne sachant que faire d'autre.
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MessageSujet: Re: Forever... Until tomorrow. } Zephyr-Lou   

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